8 tagged articles The Music Industry

... ... ... « The Music Industry » ... ... ... 12/10/2010

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... ... ... « The Music Industry » ... ... ...



***** Titre *************.*********** :: ... « The Music Industry »

***** Type *************.********** *:: ... Fiction

***** Genres ***********.*********** :: ... AU, YAOI, Lemon, NonCon/Rape, Angst, Original, MPreg

***** Couple ***********.*********** :: ... Twc - NotRelated & un Andreas/Bill mineur

***** Inspiration ******************  :: ... We Are The Music Makers - PoorMedea

***** Résumé ***********.********** :: ... Ca y est, malgré tous les problèmes qu'il a pu avoir, la
*******************************************carrière artistique d'Andreas est enfin lancée ! Il vient
*******************************************de signer un contrat chez T.K. Production qui va les
*********************************** ******* propulser au devant de la scène, lui et sa guitare. Oui,
******************************************* mais la gloire a un prix, et cette fois-ci Andreas doit
******************************************* payer le prix fort ...

***** Commentaire *************    * :: ... The Music Industry est un vrai plaisir à écrire parce
*****************************************que bizarrement, ça me détend vraiment. Le personnage
*****************************************de Tom est à la fois bizarre et attachant, et c'est ce
******************************* ********* genre de personnage que j'aime le plus créer =D !

***** Nombre de Chapitres *** :: ... Ceci est une estimation.

************************* Prologue
************************* Chapitre o1 . . . Chapitre o6 . . . Chapitre 11 . . . Chapitre 16
************************* Chapitre o2 . . . Chapitre o7 . . . Chapitre 12 . . . Chapitre 17
************************* Chapitre o3 . . . Chapitre o8 . . . Chapitre 13 . . . Chapitre 18
************************* Chapitre o4 . . . Chapitre o9 . . . Chapitre 14 . . . Chapitre 19
************************* Chapitre o5 . . . Chapitre 1O . . . Chapitre 15 . . . Chapitre 2O






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... ... ... « The Music Industry » ... ... ...



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Bael ® _____
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Tags : The Music Industry - Bael ®

... ... ***** « The Music Industry » ... Prologue ... ... 29/08/2010

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« . . . Dinach était ma tante, et j'en conviens,
disait-il ; mais la vérité est ma soeur. »
Sterne*


... ... ***** « The Music Industry »  ...  Prologue   ... ...




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« Bill, il faut qu'on parle. »

Andreas eut à peine le temps de finir sa phrase que Bill avait déjà posé les yeux sur lui. Ça, cette phrase, ça n'annonçait rien de bon ...
Le grand homme blond incita le plus petit et plus jeune à s'asseoir avec lui autour de la table de leur cuisine.

« Tu sais, mh ... Il y a cette soirée demain, celle du label. »
« Oh oui, je m'en souviens. »
« Bien, euh ... Bill, je ... Je suis désolé. »
« Mais de quoi est-ce que tu parles ? »


Cela faisait deux ans que Bill et Andreas vivaient ensemble et trois et demi qu'ils étaient ensemble. Andreas venait de signer un contrat avec T.K. Production, un label extrêmement connu dans le milieu musical pour ses poulains -uniquement les meilleurs- et pour les résultats obtenus avec lesdits poulains. Et Andreas, guitariste et chanteur prometteur, issu d'une petite ville perdue et ayant récemment emménagé à Berlin, venait de se faire repérer et avait signé un contrat de trois ans avec Tom Kaulitz, le directeur et fondateur de T.K. Production. Ils s'étaient rencontrés par hasard dans une soirée de promotion et Kaulitz l'avait reconnu, criant son talent aussi fort que possible pour le faire signer.

Andreas avait signé le contrat deux semaines après ça et tout s'était passé pour le mieux jusqu'à ce soir-là. Une soirée promotionnelle avait été organisée pour le lendemain soir et Andreas et Bill devaient s'y rendre. Seulement, Bill n'était pas au courant de quelque chose qui allait se passer le lendemain soir. Quelque chose de vraiment important. Bizarrement, il allait regretter d'avoir un petit ami trop ambitieux, et de justement, être trop attaché audit petit ami ...

« Bill, tu sais comme ma carrière est importante. »
« Oui, je le sais. Je sais que je passe juste derrière, mais j'ai accepté ça depuis longtemps maintenant ... »
Souffla-t-il.
« Écoute, je ... Tu sais que j'avais une réunion avec Tom Kaulitz aujourd'hui. »
« Oui, et tu ne m'as toujours pas dit si ça s'était bien passé. »
« Ça s'est ... relativement bien passé. »
« Mm ... »


Andreas soupira, plongeant son visage dans ses mains.

« Bill, Tom Kaulitz m'a demandé de lui céder quelque chose en échange d'une avancée dans ma carrière. »
« Et c'est ? »
« ... ... ... Toi. »


Un long silence planna dans la pièce alors que le visage de Bill devint dur, froid.

« Tu ... Tu rigoles j'espère ?! »
« Tu as bien compris. Il m'a demandé de te céder à lui en échange d'une grande avancée dans ma carrière. Il est prêt à faire le double de promotion habituelle en échange de ... en échange de toi ! »
« Eh bien merci, je me sens extrêmement flatté de ta décision Andreas ! »
« Bill, ne le prends pas comme ça ! Tu sais que ma carrière passe avant tout ! »
« Oui, même avant moi ! Ça, je l'avais compris depuis longtemps ! Mais je ne t'appartiens pas Andreas ! Tu ne peux pas m'échanger contre ton succès ! C'est ... C'est ... inhumain ! »


Bill se leva brutalement de sa chaise, la renversant parterre et courant vers leur chambre, Andreas sur les talons.

« Bill ! Bill ! »
« Laisse-moi ! »
« Mais Bill ... »


La porte de la chambre claqua et Andreas entendit la clé tourner dans la serrure. Il se laissa glisser au sol et soupira, la tête dans les mains et les coudes sur les genoux. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrit et le grand blond leva des yeux plein d'espoir vers Bill. L'androgyne lui jeta une couverture et un coussin avant de retourner dans la chambre, claquant une nouvelle fois la porte derrière lui avant de la verrouiller. Andreas soupira une nouvelle fois. Il allait passer sa nuit sur le canapé, et ça ne l'enchantait pas du tout ...





. . .

Bill était parti travailler le matin suivant avant même que Andreas ne soit levé. Et il n'avait pas laissé de note, comme il le faisait d'habitude quand il partait plus tôt. Andreas avait soupiré, s'était levé, avait pris une douche et avait mangé rapidement avant de se rendre dans les bâtiments de T.K. Production, où il devait une fois de plus voir Tom Kaulitz. L'homme l'avait accueilli aimablement tout en lui demandant des nouvelles de Bill. Andreas avait difficilement dégluti et avait baissé les yeux en lui avouant que Bill ne viendrait sûrement pas le soir même à la soirée organisée par la société. Le sourire que le producteur affichait s'était effacé en une nanoseconde et il avait fait un signe de main à Andreas afin qu'il le suive. Ils s'étaient installés dans le bureau de l'homme et la seule chose que le producteur lui avait demandée était son adresse. Il lui avait ensuite dit qu'il allait se charger du reste et que Andreas ne devait pas s'inquiéter.

2Oh.
Le soir était venu, la nuit était tombée et Andreas venait de finir de se préparer. La soirée allait bientôt commencer et il avait suivi les instructions de son patron à la lettre : ne pas s'inquiéter, ne pas insister sur quoi que ce soit, et si possible, ne pas lui parler. Bill n'était pas rentré du tout et comme on le lui avait dit, Andreas ne s'était pas inquiété. A 2OhO5, il attrapait ses clés de voiture et à 2Oh22, il se garait devant la salle où allait se dérouler la fête.

2Oh17.
Bill passa prestement le pas de la porte de l'immeuble et se rua dans l'ascenseur, descendant à son étage et entrant dans l'appartement, refermant tous les verrous derrière lui. Il laissa son sac et sa veste s'échouer sur le canapé du salon et se passa une main dans les cheveux, traînant les pieds vers la salle de bain après avoir attrapé un jogging et un boxer propre dans sa chambre. Bill soupira. Il devait se trouver un nouvel appartement et partir d'ici au plus vite. Bill grinça des dents, il regrettait amèrement d'avoir vendu son appartement au moment où Andreas et lui avaient décidé de vivre ensemble.

Il sortit de la douche, s'essuya et s'habilla avant de sortir de la pièce, torse nu et tête baissée. Il entra dans la cuisine et ouvrit le frigo pour se servir à boire. Il avait tellement de choses à faire, une vie entière à reconstruire et demain serait pour lui un nouveau départ. Il ne savait pas encore comme cette pensée était vraie ...






Ecriture : 19 Février 2O1O
Publication : 17 Mai 2O11


*♥*♥*♥*
By Bael ® & Envy*
*♥*♥*♥*
 
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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Prologue   ... ...

Tags : The Music Industry - Bael ®

... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o1 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o1   ... ...



Il n'avait pas entendu les verrous de la porte s'ouvrir, ni les pas lourds se déplaçant sur le parquet de l'appartement. Bill était dans sa chambre, enfin, dans ce qui serait bientôt son ancienne chambre et il finissait de se sécher les cheveux à l'aide d'une serviette, son boxer et son jogging pendant bas sur ses hanches étroites.
C'est quand il vit une grande ombre dans le miroir qu'il se retourna, effrayé. Il n'eut pas le temps de faire un geste que déjà, un linge était violemment collé contre sa bouche et son nez et très vite, il perdit son équilibre et sa conscience.



. . .

Il n'arrivait pas à ouvrir les yeux, mais il pouvait entendre des voix autour de lui et des doigts toucher son visage. Il fronça les sourcils et déglutit difficilement, tout semblait se dérouler au ralenti et ouvrir les yeux lui était toujours impossible. Il gémit faiblement en tournant la tête, mais une main délicate la lui tourna dans l'autre sens alors qu'un gros pinceau parcourait son visage. Un pinceau ... Bill ouvrit subitement les yeux et la lumière de la pièce l'aveugla immédiatement. Il battit rapidement des paupières alors que toutes ces voix continuaient de parler et à présent, il pouvait voir des ombres remuer autour de lui, courant d'un côté à l'autre de la pièce. Quand un visage flou, mais souriant se présenta devant lui, il tenta de se focaliser sur celui-ci.

« Bill ? Tu m'entends ? »

L'androgyne avait l'impression que sa langue était collée à son palais, mais il ouvrit tout de même la bouche pour essayer de parler. S'en trouvant incapable, il hocha simplement de la tête. La femme penchée au-dessus de lui sourit un peu plus.

« Bien, reste calme, je m'occupe de tout. Tu ne dois pas t'en faire. »
« Où ... Où suis-je ? »
Demanda-t-il d'une voix rauque.

Il voulu lever une main pour frotter ses yeux sûrement gonflés, mais une main attrapa son poignet pour l'en empêcher. Le sourire de la femme se crispa légèrement.

« Tout va bien. Reste couché et tout se passera bien. » Dit-elle alors qu'une pointe d'angoisse perçait dans sa voix.

Bill fronça les sourcils, mais incapable de se relever, resta docilement couché sur ce qui semblait être un canapé, qui soit dit en passant, était très confortable.

Un homme s'arrêta près d'eux et montra à la femme un bout de tissu sombre, celle-ci acquiesça et l'homme enfila à Bill ce qui se révéla être un jean slim. Puis on lui enfila de hautes bottes en cuir noires alors qu'il était toujours au bord de l'inconscience. Il commençait à s'accommoder à la lumière, mais le bruit tout autour de lui lui faisait mal à la tête. On le redressa dans une position assise contre des coussins en lui tendant un verre d'eau où se diluait un médicament contre les maux de tête. N'ayant pas d'autre choix, Bill l'attrapa de ses mains faibles et tremblantes et l'amena à ses lèvres, laissant le liquide froid couler le long de sa gorge et au fur et à mesure que le temps passait et que quelqu'un s'occupait de ses cheveux et de son maquillage, une lucidité effrayante lui revint.

Il lança un regard circulaire à la pièce alors que quelqu'un lui ébouriffait les cheveux, appliquant ensuite de la laque et qu'une autre lui déposait une seconde couche de fard à paupières noir, il déglutit et se leva soudainement, se retrouvant face à une armada de personne visiblement chargées de s'occuper de son apparence.

« Oh, on s'arrête deux minutes. C'est quoi cette histoire ? Qu'est-ce que je fais ici d'abord ? Et ... qui vous êtes bon sang ?! »

Les dix personnes présentes se jetèrent des regards furtifs avant de lui sauter dessus tous en même temps et en deux temps trois mouvements, Bill était de nouveau cloué au canapé en cuir, mais cette fois-ci, furieux et complètement déstabilisé par la situation. Il devait se concentrer et essayer de se rappeler de ce qu'il s'était passé. Quel était son dernier souvenir ? Il ne dû pas se concentrer bien longtemps : la douche, la chambre, l'ombre dans le miroir, le chloroforme sur sa bouche et son nez. On venait de l'enlever. Sa respiration se bloqua dans sa gorge.

Non, ce n'était pas possible. Mais que faisait-il là, dans ce lieu qu'il ne connaissait pas, et en train de se faire coiffer, maquiller, habiller par ce qui semblait être des professionnels ?!

Et puis il se souvint de la conversation qu'Andreas et lui avaient eu la veille et tout son corps se tendit. Est-ce que c'était ce Kaulitz qui avait fait ça ? Il ne l'avait rencontré qu'une seule fois ! Et encore, rencontré était un bien grand mot, ils s'étaient serré la main et avaient échangé quelques politesses avant que Bill ne s'éclipse pour aller travailler, laissant son ex-petit ami et le patron de celui-ci vaquer à leurs occupations. Pourquoi est-ce que cet homme le voulait tant ? Bill n'avait rien fait pour, il en était plus que sûr. Jamais il n'aurait trompé Andy, il avait toujours été fidèle et l'était resté jusqu'à ce qu'Andy lui dise qu'il l'avait échangé contre la gloire, le succès, le showbiz et les paillettes. Bill ne l'avait pas non plus trompé la veille et à l'instant même, il se surprit à le regretter ; il aurait dû le tromper cent fois durant ces trois dernières années.

Il fut sorti de ses pensées quand quelqu'un le fit lever, puis la seule femme qui lui avait parlé se plaça devant lui, l'examina de la tête aux pieds avant de lui sourire doucement.
 
« Tout va bien se passer Bill. Si tu écoutes ce qu'il te dit et si tu te laisses faire, tout se passera pour le mieux. »

Non, tout n'allait définitivement pas bien se passer.
Ces deux phrases qui avaient été dites pour le rassurer le rendirent encore plus nerveux et ses sourcils se froncèrent automatiquement alors qu'on le poussait vers l'une des portes de la pièce, ornée d'un carré noir. Il se braqua et refusa de quitter la pièce. Il avait encore tellement de questions, il n'allait pas partir maintenant, ça, non !

Un des hommes alla ouvrir la porte et un énorme homme se dressa soudainement devant Bill, sûrement un garde du corps, se dit-il. L'homme hocha de la tête quand la femme « Tout-va-bien-se-passer » lui dit que l'androgyne était prêt et il attrapa le bras de Bill avec une douceur et une attention étonnante. Surpris, le brun se laissa faire, mais quand la porte se referma derrière lui et qu'une musique plutôt forte et lointaine remplaça les bruits d'agitation de la pièce qu'il venait de quitter, Bill arrêta de marcher et l'homme se tourna vers lui.

« Où est-ce que vous m'emmener ? » Demanda Bill d'une voix ferme.

L'homme le fixa quelques secondes avant de répondre.

« Auprès de Monsieur Kaulitz, Monsieur. »

Bill déglutit. Il avait donc eu raison sur toute la ligne. C'était ce fou qui l'avait kidnappé ...

« Et pourquoi ? »
« Parce que ce sont les ordres Monsieur. Si vous voulez bien me suivre. »


Les yeux de Bill se plissèrent et il recula d'un pas.

« Et si je ne veux pas ? »
« Il m'a été demandé de vous amener auprès de lui par n'importe quel moyen. Je peux également utiliser la manière forte, Monsieur. »


Son ton était exagérément calme, ce qui mit Bill dans une colère encore plus noire que celle dans laquelle il était auparavant.

« He bien, vous et moi ne sommes pas sur la même longueur d'ondes : je n'irai pas le voir. »

Bill se retourna et posa la main sur la poignée de la porte ornée d'un carré noir, s'apprêtant à entrer à nouveau dans la pièce qu'il venait de quitter quand deux grandes mains attrapèrent ses hanches et qu'il se fit jeter sans ménagement sur une épaule musclée. La respiration coupée, il regarda, abasourdi, la porte qu'il touchait quelques secondes auparavant disparaître de sa vue alors que la musique assourdissante se faisait de plus en plus forte. Il abattit ses poings serrés sur le dos de l'homme qui parlait calmement dans une petite oreillette, comme s'il ne ressentait même pas les coups que Bill lui infligeait et quand il posa enfin l'androgyne à terre, la musique était si forte que Bill su qu'elle provenait de la salle derrière la porte devant laquelle il se trouvait. L'homme garda une main autour de son bras pour l'empêcher de partir tout en continuant de parler dans sa petite oreillette. Quelques secondes plus tard, la porte s'ouvrait et la musique envahissait l'espace sombre et auparavant silencieux.

« Veuillez suivre cet homme Monsieur, il va vous conduire à Monsieur Kaulitz. »

Ce n'était qu'une phrase de politesse, les deux hommes ne lui laissèrent pas le temps de dire non qu'il se trouvait déjà dans la salle, la porte à nouveau close derrière lui. Il soupira lourdement en se faisant traîner vers l'autre côté de l'espace festif. Il évita les regards curieux et les sourires intéressés et se prit d'une étrange passion pour la décoration, plutôt réussie, il fallait bien l'avouer, de la salle. Quand son regard croisa celui d'Andreas, il tourna la tête de l'autre côté.

Le nouveau garde du corps le mena à un escalier en acier qui menait vers ce qui devait être la partie VIP de la salle. Il le força à monter et entra rapidement un code sur le verrou de la porte en haut de celui-ci avant de forcer Bill à entrer. A l'étage, l'espace semblait plus intime et les tables occupées par différents hommes d'affaires étaient plutôt loin les unes des autres. La musique était plus douce et tout autre son venant du reste de la salle était complètement inaudible. Bill déglutit difficilement et grimaça, il n'aimait pas cette ambiance.

L'homme qui lui tenait toujours le bras dit quelques mots dans son oreillette avant d'entraîner Bill vers le fond de la salle, en direction d'une table plus grande que les autres où des hommes semblant importants devaient discuter affaire ou autre en fumant des cigares à 3OO¤ pièce. L'androgyne ne voulait pas le savoir, il ne voulait même pas être là en fait. Pourtant, c'est bien vers cette table que le garde du corps l'emmena et quand ils furent assez proches pour être remarqué, Tom Kaulitz releva la tête et retira le cigare qu'il avait en bouche.

« Bill ! » S'exclama-t-il joyeusement en quittant sa chaise.

Bill remarqua immédiatement qu'une chaise était restée vide à côté de la sienne, il plissa les yeux dans la direction du producteur alors que celui-ci approchait.

L'homme plus âgé s'approcha et il discuta quelques secondes avec son garde du corps, le réprimandant pour sa forte poigne sur le bras du jeune homme. L'agent de sécurité lui expliqua la situation en quelques mots et le producteur lança un regard amusé au jeune homme qui n'hésita pas à détourner dédaigneusement le regard. Bill ne voulait rien avoir à faire avec cet homme, alors autant le lui faire comprendre de suite.

Les deux hommes discutèrent encore quelques minutes, le cigare du producteur se consumant lentement au bout de ses doigts alors que le regard de Bill se promenait dans la pièce. Bill se demandait réellement ce qu'il faisait ici, en fin de compte, quand il y réfléchissait un peu, il s'était fait acheté et ça le dégoûtait plus qu'autre chose. Un frisson lui parcourut la colonne vertébrale et il baissa légèrement la tête en se pinçant les lèvres. Cette histoire était juste inconcevable, il ne pouvait pas se trouver dans cet endroit et être obligé de rester avec ce producteur qu'il ne connaissait pas parce que son ex-petit ami avait décidé de l'échanger contre le succès assuré de sa carrière. Bill soupira. Et pourtant si, il était bel et bien dans cette situation ...

Une main dans le bas de son dos le fit brutalement sortir de ses pensées et quand il reprit contact avec la réalité, le garde du corps marchait rapidement vers l'avant de la pièce et Tom Kaulitz l'entraînait gentiment vers la table du fond.




Écriture : 15 & 16 Mars 2O1O
Publication : 24 Mai 2O11

*♥*♥*♥*
By Bael ® & Envy*
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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o1   ... ...

Tags : The Music Industry - Bael ®

... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o2 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o2   ... ...


 
Warning pour ce Chapitre : NonCon/Rape_____
 
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La soirée avait été des plus ennuyeuses. Kaulitz n'avait pas arrêté de le toucher, bien sûr, ce n'était que des caresses censées être innocentes et discrètes, mais Bill ne pouvait pas supporter ce genre de choses. Personne ne devait le toucher sans son accord, ce qui était parfaitement compréhensible.

À présent, Kaulitz et ses gardes du corps l'entraînaient vers une sortie cachée, la basse de la musique du club diminuant de plus en plus au fur et à mesure qu'ils avançaient. Bill avait refusé que le producteur l'enlace ou ne fasse même que poser un bras sur ses épaules, l'homme avait dont décidé que les gardes du corps le tiendraient et l'emmèneraient là où il voulait que Bill soit : dans son énorme voiture.

L'androgyne fut rudement jeté à l'intérieur du véhicule alors que Kaulitz montait de l'autre côté et il se colla à la portière en frottant doucement son avant-bras meurtri par la poigne trop forte du garde du corps qui l'avait retenu. Kaulitz ne lui jeta pas un regard et Bill se pinça les lèvres alors que ses yeux se réduisaient à deux petites fentes lançant des éclairs dans la direction du producteur.

« Ramenez-moi chez moi. »

Kaulitz tourna la tête vers lui et lui lança un petit sourire supérieur.

« Oh, mais nous rentrons, ne t'inquiète pas pour ça ... »

Le ton qu'il employa donna la chair de poule à l'androgyne et il se colla un peu plus à la portière alors que le producteur dévorait son corps des yeux, faisant se dresser les cheveux sur la nuque du jeune homme. Bill déglutit et baissa les yeux. Dans quoi venait-il encore de se faire entraîner ...


. . .

La voiture s'arrêta une demi-heure après et Bill tenta de voir s'ils se trouvaient enfin devant son complexe d'appartements, mais il ne vit rien dû aux vitres teintées. Quand enfin, quelqu'un vint lui ouvrir la portière, il sortit et leva immédiatement les yeux pour voir où il était.

« Oh, c'est pas vrai ... » Souffla-t-il, complètement désemparé.

Kaulitz en profita pour se placer à côté de lui et passer un bras autour de ses hanches étroites.

« Bienvenue à la maison, Bill ... » Lui souffla-t-il à l'oreille et l'androgyne attrapa son bras et le retira de ses hanches sans aucune cérémonie.

Il n'avait aucune obligation envers cet homme.
Bill se détourna de la gigantesque villa du producteur et commença à marcher le long de la route d'un pas rapide, incapable de se retenir plus longtemps de fulminer. Dans quoi Andreas l'avait-il entraîné ?! Il shoota furieusement dans un caillou qui vola un peu plus loin avant que deux grands bras ne passent autour de sa taille, puis il fut soulevé de terre. Il hurla de rage et quand il se fit placer sur une épaule musclée pour la seconde fois de la soirée, il eut la même réaction : donner des coups de poings et remuer dans tous les sens.

Il pu entendre des rires autour de lui et ça l'enragea encore plus. Des larmes de colères et de peur –même s'il ne se l'avouerait jamais- coulaient le long de ses joues quand quelques minutes plus tard, on le jeta sur un lit plus que confortable.

Bill entendit la clé tourner dans la serrure et plus de larmes coulèrent le long de ses joues. Que faisait-il ici ? Pourquoi l'enfermait-on ? Pourquoi Andreas l'avait-il trahi ? Il se roula en boule au milieu du lit après avoir retiré les hautes bottes qu'on lui avait enfilées plus tôt. Il remonta la couverture au-dessus de sa tête, comme pour se protéger de tout le reste et se laissa aller au désespoir et ce, jusqu'à ce qu'il ne se relève brusquement dans le lit en regardant droit devant lui. Il y avait une autre porte.

Il sauta du lit et se rua vers la porte close en face de lui, espérant que si c'était une autre pièce, elle soit reliée au couloir par un moyen ou par un autre. Il poussa la porte et tous ses espoirs fondirent comme neige au soleil quand il réalisa que ce n'était qu'une salle de bain adjacente à la chambre. Impossible de sortir par là. Il soupira, mais entra malgré tout dans la pièce, pas très sûr de ce qu'il allait faire. Puis il se dit qu'une bonne douche pour se débarrasser de cette horrible odeur d'alcool et de cigare lui ferait du bien. Il verrouilla la porte et entreprit de se déshabiller.


. . .

En sortant de la douche, il avait vu au bord de l'un des éviers un boxer et un grand t-shirt. Ne voulant pas remettre des habits sales après s'être lavé, il enfila les vêtements avec une certaine réticence avant de retirer les restes de maquillage qui se trouvaient encore sur son visage. Quand il ouvrit la porte de la salle de bain pour aller se coucher, il fut surpris de voir l'homme qui le retenait captif assis sur le lit dans lequel il s'était couché un peu plus tôt, un sourire horriblement doux aux lèvres.

« Qu'est-ce que vous voulez ? » Siffla Bill, hors de lui.

L'homme se leva et avança vers lui d'un pas lent.
Bill aurait pu se détourner et s'enfermer dans la salle de bain, mais il n'était pas un faible – ou plutôt, il était incapable de bouger parce qu'il était pétrifié par la peur-.

« Tu sais qui je suis, n'est-ce pas ? »
« Malheureusement, oui. »
Répondit Bill de façon dédaigneuse.
« Mm, Andreas t'a expliqué pourquoi tu es là ? »
« PARCE QU'IL M'A ÉCHANGÉ CONTRE SON PUTAIN DE SUCCES ! VOILA POURQUOI JE SUIS LA ! »


Le producteur fit un petit bruit de langue, comme si ce que Bill venait de dire était adorable.

« Tu es là parce que j'avais envie que tu le sois. »
« Oh, super ! »
S'exclama Bill. « Je ne savais pas du tout que le trafic d'humain était légal dans le coin ! »

L'androgyne fit l'erreur de se détourner du tressé pour aller déposer la serviette qu'il tenait toujours dans les mains dans la salle de bain, mais le producteur l'attrapa par la gorge et le colla à lui.

« J'ai décidé que je voulais que tu sois à moi, de toutes les manières possibles. Donc, tu vas l'être. »

Bill n'eut pas le temps de réagir qu'il se retrouvait étalé à plat ventre sur le lit, les poignets retenus par les mains du producteur, le t-shirt relevé et le boxer baissé.

« Lâchez-moi ! LÂCHEZ-MOI ! »

Mais ses cris et hurlements ne semblaient pas être utiles, il sentit Kaulitz bloquer ses poignets d'une main alors que de l'autre, il ouvrait son pantalon et enduisait rapidement son sexe de lubrifiant. L'esprit de Bill s'affola et il ne pensa plus vraiment à se débattre, mais plus au fait qu'il allait se faire violer, et sans préservatif. La pensée eut à peine le temps de traverser son esprit que déjà, le sexe du producteur le pénétrait et tout le corps de Bill se tendit à l'extrême alors que le pieux de chair le déchirait totalement. Jamais Andreas n'avait été si brusque, jamais. Il l'avait toujours préparé et avait toujours veillé à ce qu'il ai du plaisir, mais là, Bill savait déjà à l'avance qu'il en aurait pas, pas même une once.

Son corps se mit à trembler et il haleta, incapable de ne serait-ce que tourner la tête pour cracher au visage de Kaulitz. De nouvelles larmes coulèrent sur ses joues alors que l'homme au-dessus de lui s'installait confortablement au plus profond de lui.

« Mm, je savais que tu serais étroit, mais là ... » Grogna-t-il.

Bill ne répondit pas, complètement tétanisé par la douleur et la peur, mais ce que l'androgyne redoutait le plus ne vint pas. Il s'attendait à ce que le producteur le pilonne violemment et le laisse pour mort sur le lit, mais il ne le fit pas, il resta sagement logé en Bill jusqu'à ce que l'androgyne réussisse à se détendre un maximum, puis il lâcha ses poignets et attrapa ses hanches, faisant très lentement sortir son sexe de la chaleur de velours du corps de Bill. Les doigts de l'androgyne agrippèrent violement les draps autour de lui et son corps recommença à trembler, l'homme ralentit encore la cadence tout en couvrant de baisers papillons l'une des épaules de Bill.

« Calme-toi, ça va être bon ... »

L'androgyne n'entendit même pas cette phrase, bien trop perdu dans un monde qui passait du noir au blanc et qui lui faisait remonté des frissons tout le long de la colonne vertébrale : il prenait du plaisir. Un sanglot lui échappa à la pensée et il voulut se mettre à genou pour se protéger. Il commença à remonter les cuisses, mais à ce même moment, Kaulitz accéléra légèrement le rythme, entrant un peu plus loin en lui et il effleurait sa prostate presque à chaque coup. Bill retomba sur le matelas, masse haletante et suante sous le corps de l'avide producteur.

« Mmmmm ... » Gémit l'homme longuement et Bill dû se mordre la lèvre et serrer les dents pour ne pas lui aussi laisser entendre son plaisir.

Il se faisait violer bon sang, il ne devait pas éprouver de plaisir ! Qu'est-ce qui n'allait pas avec lui ?

Bill avait plus envie de pleurer qu'autre chose, mais il ne savait pas si c'était de peine ou de plaisir et il enfonça un plus sa tête dans le coussin, refusant de montrer ses émotions à l'homme horrible qui surplombait son poids plume depuis une demi-heure déjà. L'homme accéléra encore un peu, précisant ses à-coups et Bill se cambra si fort que sa tête se releva toute seule et qu'un très léger gémissement s'échappa d'entre ses lèvres pleines. De suite, une main vint se poser sous son menton et les doigts s'étalèrent sur son visage, deux d'entre eux se glissant dans sa bouche et Bill, complètement submergé par le plaisir, n'eut pas de pensée cohérente. Il ne pouvait pas, pas maintenant en tout cas, la seule chose qu'il fit, fut de sucer avidement les deux doigts, les enduisant abondement de salive et quand Kaulitz les retira, sa bouche était tout contre l'oreille de Bill et le rythme de ses à-coups avait fortement ralenti.

L'homme glissa sa main sous le ventre de Bill, caressant son sexe au même rythme que celui de ses pénétrations.

« Gémis mon nom. » Lui chuchota-t-il tout en relevant ses hanches, le cambrant fort. « Gémis mon nom Bill, vas-y. »

Bill serra les dents et ferma les yeux. Non, non, non.
Il se mit à secouer frénétiquement la tête jusqu'à ce qu'elle ne retombe sur le coussin dû aux à-coups contre sa prostate à présent beaucoup plus rapides que quelques secondes auparavant.

« J'ai dit ... gémis mon nom. » Dit Kaulitz clairement avant d'arrêter complètement ses allées et venues en lui, mais en continuant de le masturber très lentement.

Bill se cambra contre lui, enfonça un peu plus le sexe du producteur en lui. S'il le faisait, ce serait fini plus vite, non ?

« GEMIS MON NOM ! » S'impatienta Kaulitz.

Bill resserra sa prise autour des draps avant d'ouvrir lentement la bouche, les lèvres tremblantes d'avoir trop haleter.

« T-tom ... » Souffla-t-il, et Kaulitz grogna.
« Encore. » Dit-il en recommençant de lents à-coups.
« Tom ... » Dit Bill, plus clairement.
« Continue. Ne gémis rien d'autre que mon nom ... » Murmura le producteur à son oreille.

Et c'est ce que Bill fit, il gémit de plus en plus fort le nom de celui qui le violait, mais en même temps, cet homme devint aussi l'homme qui lui donna l'orgasme le plus puissant de toute sa vie et Bill éjacula partout sur les couvertures sous lui, ainsi que sur sa propre peau et entre les doigts de l'homme.

Kaulitz le pilonna durant quelques allers-retours de plus avant de jouir lui aussi, profondément enfui dans la chaleur de l'androgyne.



Écriture : 15 Avril 2O1O
Publication : 31 Mai 2O11

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By Guess' ® & Envy*
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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o2   ... ...

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... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o3 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o3   ... ...



Bill fronça les sourcils et posa une main sur ses yeux gonflés de sommeil quand le soleil se mit à les agresser. Il se tourna sur le côté et colla son front au torse chaud du corps à côté du sien, collant son nez froid et sa bouche gonflée de baisers contre un pectoral à la peau douce. Il soupira doucement frotta ses lèvres contre la peau chaude pour les apaiser de la sécheresse d'une nuit trop intense.

Bill papillonna des paupières à cette pensée, prenant lentement contact avec la réalité, il réalisa que le pectoral contre lequel son visage était blotti était bien trop musclé pour appartenir à Andreas. Andreas, quel beau salopard celui-là ... L'androgyne se redressa d'un coup et se plia aussitôt en deux. Ses cuisses, son dos, ses reins, sa nuque et surtout, son endroit le plus intime étaient si douloureux qu'il était déjà sûr de ne pas pouvoir se lever. S'écarter de la personne couchée à côté de lui lui coûta un effort surhumain, mais au bout d'une bonne dizaine de minutes, il se trouvait de l'autre côté du matelas, enroulé dans une épaisse couverture, mais incapable de se rendormir dû à la douleur.

« Merde, putain ... » Souffla-t-il, à présent bien réveillé.

La personne à côté de lui remua un peu et Bill se figea. Peut-être que s'il faisait semblant de dormir, Kaulitz partirait sans lui adresser la parole ... Une main glissa le long du matelas et s'empara de sa hanche avant de le tirer en arrière vers le centre du lit. Bill se mordit la lèvre, mais le regretta immédiatement, elle étaient sèches et il venait de faire couler quelques gouttes de sang.

« Hey ... » Dit une voix rauque et encore endormie.

Bill ne répondit pas, mais fronça les sourcils et ferma les yeux. Que lui prenait-il à ce Kaulitz ? Les lunatiques, ce n'était pas vraiment le genre de Bill ... La main sur sa hanche passa sur son ventre et commença à caresser sa peau du bout des doigts, ce qui lui fit contracter les muscles et Bill gémit de douleur.

« He, ça va ? »

Kaulitz se redressa sur un coude pour voir son visage et Bill tourna à peine la tête pour lui jeter un coup d'½il.

« Oh oui, je vais bien. » Siffla-t-il ironiquement.

Le producteur soupira avant de se recoucher tout contre lui, embrassant tendrement sa nuque, Bill fit une moue de dégoût.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Il y a que tu m'as baisé tellement fort hier que je suis sûr de ne pas pouvoir me lever aujourd'hui, voilà ce qu'il y a ... »
Marmonna Bill.

Le producteur ricana contre la peau de sa nuque avant de l'embrasser doucement, puis il glissa son nez dans le creux du cou de Bill et inhala avant que l'androgyne ne sente ses paupières papillonner contre sa peau. Il ne bougea pas d'un poil et n'osa même pas prendre le risque d'exhaler trop fort, ça lui semblait dangereux soudainement ...

« Toi et moi allons conclure un marché. »

Là, Bill ne retint pas son soupire.

« C'est-à-dire ? »
« Mm, si tu comportes bien et que tu fais ce que je te demande, je laisse Andreas accéder à la gloire qu'il rêve tellement d'avoir. »
« Je m'en fous, je préfère me sortir de ce merdier que de le laisser vivre sa petite vie de star bien tranquillement alors que je serais ici en train de me faire briser en deux. »
Grogna l'androgyne méchamment. « C'est pas un marché ça ... »
« Très bien, j'ai mieux : si tu ne te comportes pas comme je le veux, je te tue. »


Bill se figea alors que son c½ur se mit à battre la chamade.

« Est-ce un marché plus intéressant pour toi ? »

L'androgyne se pinça les lèvres avant de se forcer à s'asseoir, difficilement.

« Suis-je obligé de répondre ? » Demanda-t-il de façon rhétorique tout en se levant.

Il serra les dents et y parvint à la seconde tentative.

« He bien, tu peux quand même te lever. » Constata le producteur d'un ton amusé.

Quand Bill se retourna vers lui, l'homme se léchait le piercing qu'il arborait au labret. Les yeux de l'androgyne se plissèrent.

« N'y pensez même pas, Kaulitz ! » Tonna-t-il.

L'homme éclata de rire alors que Bill avançait péniblement vers la salle de bain.

« Au fait, » Dit-il alors que Bill allait refermer la porte. « Appelle-moi Tom. »

L'androgyne leva les yeux au ciel et claqua la porte avant de s'assurer qu'elle était bien verrouillée. Pas question de se faire surprendre sous la douche ...



. . .

Tom venait de l'appeler pour prendre le petit-déjeuner en sa compagnie. Bill s'était recouché après avoir pris sa douche, incapable de rester debout plus longtemps, et quand il était revenu dans la chambre, Tom n'y était plus.

L'androgyne se leva péniblement et suivit l'odeur de nourriture qui rôdait dans le couloir, arrivant dans la cuisine, là où le producteur l'attendait une tasse de café noir à la main et son portable dans l'autre. Kaulitz était au téléphone et vu la tête qu'il faisait, Bill trouva judicieux de faire profil bas.

Il s'installa devant l'une des deux assiettes devant la table et tenta de trouver une position un peu plus confortable en attendant que Tom ai passé son coup de fil. Quand leurs regards se croisèrent quelques minutes plus tard, l'homme articula un simple « mange » et Bill cligna une fois des yeux dans sa direction avant de se servir abondement et de commencer à manger.

Bill étudia le profil de l'homme tout en mâchant un croissant. Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Et pourquoi lui avait-il dit qu'il le tuerait s'il se comportait mal ? Bill fronça les sourcils et soudainement, il baissa les yeux vers la nourriture dans son assiette et devint suspicieux. Ses yeux se plissèrent et il releva la tête vers Tom au moment même où celui-ci raccrochait, se dirigeant ensuite vers la table pour s'asseoir à ses côtés.

« J'imagine que tu attends des explications. »

L'androgyne ne lui répondit pas, mais lui lança un regard valant mille mots. Tom posa sa tasse sur la table et s'appuya confortablement contre le dossier de la chaise.

« J'ai besoin qu'on me laisse un peu tranquille à propos de ma vie sexuelle, donc, mon agent a pensé bon que je prenne un amant. Et j'ai décidé que j'avais envie que ce soit toi. »
« Donc je suis là pour faire office de gentil second mâle ? »
« C'est à peu près ça, oui. »
« Mon Dieu, vous savez qu'il existe des sociétés d'escorte pour ce genre de besoins ? Vous n'êtes pas obligé de kidnapper des gens ... »
« Tu sembles blessé par la situation. »
« À peine ! »
S'écria Bill. « Le jour où un homme viendra vous enlever, vous séquestrera chez lui et vous violera, on en reparlera, MONSIEUR KAULITZ ! »

Le producteur attrapa la main que Bill avait crispée sur la nappe et le força à cesser de froisser le tissu avant d'entremêler leurs doigts et de sourire.

« Mais tu étais parfaitement consentant. » Dit-il d'un ton tout à fait calme, Bill faillit vomir.
« Vous avez un de ces culots ... »

L'homme lui caressa les phalanges et la main de Bill trembla de rage. Ou peut-être parce que la caresse était agréable ...

« Si je ne suis là que pour figurer, ça ne doit se faire qu'à l'extérieur de la maison, donc nous n'avons pas besoin de dormir dans le même lit ou de coucher ensemble, si on peut appeler ce qu'on a fait cette nuit coucher ensemble. »

L'homme leva brusquement un sourcil et se releva, tordant brusquement l'un des poignets de Bill en se penchant au-dessus de la table. Il se dégagea de la table et de sa chaise avant de s'approcher de la chaise de Bill et de s'emparer d'une de ses hanches, écartant ses genoux d'un coup d'un des siens. Sa bouche se plaça à l'oreille d'un Bill au c½ur battant la chamade et il lui suça le lobe de l'oreille.

« Tu sais, ce n'est pas comme si je n'avais pas la force physique de te prendre là, tout de suite, où pendant que tu prends ta douche ou que tu te reposes sur le canapé où dans le lit. Ce n'est pas comme si je n'étais pas capable de te briser un poignet rien qu'en le serrant un peu plus, Bill ... »
« M-mais ... qu'est-ce que vous voulez à la fin ?! »
« Que tu te comportes bien Bill, c'est tout ce que je te demande. »


Il le lâcha aussi brusquement qu'il s'était emparé de lui et se rassit à sa place, un air dur sur le visage.

« Alors, est-ce que tu vas bien te comporter ? »

Bill haussa un sourcil narquois et releva le menton avant de boire une gorgée de jus de mangue.

« Si vous vous comportez bien envers moi, je me comporterai bien envers vous aussi. »

Le visage de Tom s'éclaira soudainement.

« Donc, c'est réglé. »

Il attrapa la main de Bill et lui embrassa délicatement les phalanges en le regardant droit dans les yeux.

« Au fait, demain, quand tu iras un peu mieux, nous irons faire les magasins. »

Bill lui lança un regard méfiant et interrogateur, mais baissa rapidement les yeux vers son assiette de peur de devoir encore subir un changement d'humeur.

« J'ai besoin de t'habiller, nous devons nous afficher ensemble et puis, les EMA sont pour bientôt et nous sommes invités. »

Bill eut envie de lui répondre que lui seul était invité, mais il ne releva pas, se contentant uniquement d'attraper une viennoiserie dans l'assiette au milieu de la table.

« Bien. On peut faire ça aujourd'hui si tu préfères. »
« Non, tu peux à peine marcher. »
« Ce n'est pas comme si tu t'en souciais. »


Tom haussa un sourcil et sourit, réaction complètement opposée à celle que Bill attendait et lui aussi haussa un sourcil.

« Tu m'as tutoyé ! » S'exclama le producteur, heureux du changement.

Bill grimaça, mais serra la main de Tom dans la sienne et lui sourit très légèrement.

« Mange et tais-toi. »

L'homme rit et quand il baissa les yeux vers son assiette, le sourire qu'affichait Bill s'effaça.




Écriture : 15 Avril 2O1O
Publication : 17 Novembre 2O11

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