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... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o2 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o2   ... ...


 
Warning pour ce Chapitre : NonCon/Rape_____
 
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La soirée avait été des plus ennuyeuses. Kaulitz n'avait pas arrêté de le toucher, bien sûr, ce n'était que des caresses censées être innocentes et discrètes, mais Bill ne pouvait pas supporter ce genre de choses. Personne ne devait le toucher sans son accord, ce qui était parfaitement compréhensible.

À présent, Kaulitz et ses gardes du corps l'entraînaient vers une sortie cachée, la basse de la musique du club diminuant de plus en plus au fur et à mesure qu'ils avançaient. Bill avait refusé que le producteur l'enlace ou ne fasse même que poser un bras sur ses épaules, l'homme avait dont décidé que les gardes du corps le tiendraient et l'emmèneraient là où il voulait que Bill soit : dans son énorme voiture.

L'androgyne fut rudement jeté à l'intérieur du véhicule alors que Kaulitz montait de l'autre côté et il se colla à la portière en frottant doucement son avant-bras meurtri par la poigne trop forte du garde du corps qui l'avait retenu. Kaulitz ne lui jeta pas un regard et Bill se pinça les lèvres alors que ses yeux se réduisaient à deux petites fentes lançant des éclairs dans la direction du producteur.

« Ramenez-moi chez moi. »

Kaulitz tourna la tête vers lui et lui lança un petit sourire supérieur.

« Oh, mais nous rentrons, ne t'inquiète pas pour ça ... »

Le ton qu'il employa donna la chair de poule à l'androgyne et il se colla un peu plus à la portière alors que le producteur dévorait son corps des yeux, faisant se dresser les cheveux sur la nuque du jeune homme. Bill déglutit et baissa les yeux. Dans quoi venait-il encore de se faire entraîner ...


. . .

La voiture s'arrêta une demi-heure après et Bill tenta de voir s'ils se trouvaient enfin devant son complexe d'appartements, mais il ne vit rien dû aux vitres teintées. Quand enfin, quelqu'un vint lui ouvrir la portière, il sortit et leva immédiatement les yeux pour voir où il était.

« Oh, c'est pas vrai ... » Souffla-t-il, complètement désemparé.

Kaulitz en profita pour se placer à côté de lui et passer un bras autour de ses hanches étroites.

« Bienvenue à la maison, Bill ... » Lui souffla-t-il à l'oreille et l'androgyne attrapa son bras et le retira de ses hanches sans aucune cérémonie.

Il n'avait aucune obligation envers cet homme.
Bill se détourna de la gigantesque villa du producteur et commença à marcher le long de la route d'un pas rapide, incapable de se retenir plus longtemps de fulminer. Dans quoi Andreas l'avait-il entraîné ?! Il shoota furieusement dans un caillou qui vola un peu plus loin avant que deux grands bras ne passent autour de sa taille, puis il fut soulevé de terre. Il hurla de rage et quand il se fit placer sur une épaule musclée pour la seconde fois de la soirée, il eut la même réaction : donner des coups de poings et remuer dans tous les sens.

Il pu entendre des rires autour de lui et ça l'enragea encore plus. Des larmes de colères et de peur –même s'il ne se l'avouerait jamais- coulaient le long de ses joues quand quelques minutes plus tard, on le jeta sur un lit plus que confortable.

Bill entendit la clé tourner dans la serrure et plus de larmes coulèrent le long de ses joues. Que faisait-il ici ? Pourquoi l'enfermait-on ? Pourquoi Andreas l'avait-il trahi ? Il se roula en boule au milieu du lit après avoir retiré les hautes bottes qu'on lui avait enfilées plus tôt. Il remonta la couverture au-dessus de sa tête, comme pour se protéger de tout le reste et se laissa aller au désespoir et ce, jusqu'à ce qu'il ne se relève brusquement dans le lit en regardant droit devant lui. Il y avait une autre porte.

Il sauta du lit et se rua vers la porte close en face de lui, espérant que si c'était une autre pièce, elle soit reliée au couloir par un moyen ou par un autre. Il poussa la porte et tous ses espoirs fondirent comme neige au soleil quand il réalisa que ce n'était qu'une salle de bain adjacente à la chambre. Impossible de sortir par là. Il soupira, mais entra malgré tout dans la pièce, pas très sûr de ce qu'il allait faire. Puis il se dit qu'une bonne douche pour se débarrasser de cette horrible odeur d'alcool et de cigare lui ferait du bien. Il verrouilla la porte et entreprit de se déshabiller.


. . .

En sortant de la douche, il avait vu au bord de l'un des éviers un boxer et un grand t-shirt. Ne voulant pas remettre des habits sales après s'être lavé, il enfila les vêtements avec une certaine réticence avant de retirer les restes de maquillage qui se trouvaient encore sur son visage. Quand il ouvrit la porte de la salle de bain pour aller se coucher, il fut surpris de voir l'homme qui le retenait captif assis sur le lit dans lequel il s'était couché un peu plus tôt, un sourire horriblement doux aux lèvres.

« Qu'est-ce que vous voulez ? » Siffla Bill, hors de lui.

L'homme se leva et avança vers lui d'un pas lent.
Bill aurait pu se détourner et s'enfermer dans la salle de bain, mais il n'était pas un faible – ou plutôt, il était incapable de bouger parce qu'il était pétrifié par la peur-.

« Tu sais qui je suis, n'est-ce pas ? »
« Malheureusement, oui. »
Répondit Bill de façon dédaigneuse.
« Mm, Andreas t'a expliqué pourquoi tu es là ? »
« PARCE QU'IL M'A ÉCHANGÉ CONTRE SON PUTAIN DE SUCCES ! VOILA POURQUOI JE SUIS LA ! »


Le producteur fit un petit bruit de langue, comme si ce que Bill venait de dire était adorable.

« Tu es là parce que j'avais envie que tu le sois. »
« Oh, super ! »
S'exclama Bill. « Je ne savais pas du tout que le trafic d'humain était légal dans le coin ! »

L'androgyne fit l'erreur de se détourner du tressé pour aller déposer la serviette qu'il tenait toujours dans les mains dans la salle de bain, mais le producteur l'attrapa par la gorge et le colla à lui.

« J'ai décidé que je voulais que tu sois à moi, de toutes les manières possibles. Donc, tu vas l'être. »

Bill n'eut pas le temps de réagir qu'il se retrouvait étalé à plat ventre sur le lit, les poignets retenus par les mains du producteur, le t-shirt relevé et le boxer baissé.

« Lâchez-moi ! LÂCHEZ-MOI ! »

Mais ses cris et hurlements ne semblaient pas être utiles, il sentit Kaulitz bloquer ses poignets d'une main alors que de l'autre, il ouvrait son pantalon et enduisait rapidement son sexe de lubrifiant. L'esprit de Bill s'affola et il ne pensa plus vraiment à se débattre, mais plus au fait qu'il allait se faire violer, et sans préservatif. La pensée eut à peine le temps de traverser son esprit que déjà, le sexe du producteur le pénétrait et tout le corps de Bill se tendit à l'extrême alors que le pieux de chair le déchirait totalement. Jamais Andreas n'avait été si brusque, jamais. Il l'avait toujours préparé et avait toujours veillé à ce qu'il ai du plaisir, mais là, Bill savait déjà à l'avance qu'il en aurait pas, pas même une once.

Son corps se mit à trembler et il haleta, incapable de ne serait-ce que tourner la tête pour cracher au visage de Kaulitz. De nouvelles larmes coulèrent sur ses joues alors que l'homme au-dessus de lui s'installait confortablement au plus profond de lui.

« Mm, je savais que tu serais étroit, mais là ... » Grogna-t-il.

Bill ne répondit pas, complètement tétanisé par la douleur et la peur, mais ce que l'androgyne redoutait le plus ne vint pas. Il s'attendait à ce que le producteur le pilonne violemment et le laisse pour mort sur le lit, mais il ne le fit pas, il resta sagement logé en Bill jusqu'à ce que l'androgyne réussisse à se détendre un maximum, puis il lâcha ses poignets et attrapa ses hanches, faisant très lentement sortir son sexe de la chaleur de velours du corps de Bill. Les doigts de l'androgyne agrippèrent violement les draps autour de lui et son corps recommença à trembler, l'homme ralentit encore la cadence tout en couvrant de baisers papillons l'une des épaules de Bill.

« Calme-toi, ça va être bon ... »

L'androgyne n'entendit même pas cette phrase, bien trop perdu dans un monde qui passait du noir au blanc et qui lui faisait remonté des frissons tout le long de la colonne vertébrale : il prenait du plaisir. Un sanglot lui échappa à la pensée et il voulut se mettre à genou pour se protéger. Il commença à remonter les cuisses, mais à ce même moment, Kaulitz accéléra légèrement le rythme, entrant un peu plus loin en lui et il effleurait sa prostate presque à chaque coup. Bill retomba sur le matelas, masse haletante et suante sous le corps de l'avide producteur.

« Mmmmm ... » Gémit l'homme longuement et Bill dû se mordre la lèvre et serrer les dents pour ne pas lui aussi laisser entendre son plaisir.

Il se faisait violer bon sang, il ne devait pas éprouver de plaisir ! Qu'est-ce qui n'allait pas avec lui ?

Bill avait plus envie de pleurer qu'autre chose, mais il ne savait pas si c'était de peine ou de plaisir et il enfonça un plus sa tête dans le coussin, refusant de montrer ses émotions à l'homme horrible qui surplombait son poids plume depuis une demi-heure déjà. L'homme accéléra encore un peu, précisant ses à-coups et Bill se cambra si fort que sa tête se releva toute seule et qu'un très léger gémissement s'échappa d'entre ses lèvres pleines. De suite, une main vint se poser sous son menton et les doigts s'étalèrent sur son visage, deux d'entre eux se glissant dans sa bouche et Bill, complètement submergé par le plaisir, n'eut pas de pensée cohérente. Il ne pouvait pas, pas maintenant en tout cas, la seule chose qu'il fit, fut de sucer avidement les deux doigts, les enduisant abondement de salive et quand Kaulitz les retira, sa bouche était tout contre l'oreille de Bill et le rythme de ses à-coups avait fortement ralenti.

L'homme glissa sa main sous le ventre de Bill, caressant son sexe au même rythme que celui de ses pénétrations.

« Gémis mon nom. » Lui chuchota-t-il tout en relevant ses hanches, le cambrant fort. « Gémis mon nom Bill, vas-y. »

Bill serra les dents et ferma les yeux. Non, non, non.
Il se mit à secouer frénétiquement la tête jusqu'à ce qu'elle ne retombe sur le coussin dû aux à-coups contre sa prostate à présent beaucoup plus rapides que quelques secondes auparavant.

« J'ai dit ... gémis mon nom. » Dit Kaulitz clairement avant d'arrêter complètement ses allées et venues en lui, mais en continuant de le masturber très lentement.

Bill se cambra contre lui, enfonça un peu plus le sexe du producteur en lui. S'il le faisait, ce serait fini plus vite, non ?

« GEMIS MON NOM ! » S'impatienta Kaulitz.

Bill resserra sa prise autour des draps avant d'ouvrir lentement la bouche, les lèvres tremblantes d'avoir trop haleter.

« T-tom ... » Souffla-t-il, et Kaulitz grogna.
« Encore. » Dit-il en recommençant de lents à-coups.
« Tom ... » Dit Bill, plus clairement.
« Continue. Ne gémis rien d'autre que mon nom ... » Murmura le producteur à son oreille.

Et c'est ce que Bill fit, il gémit de plus en plus fort le nom de celui qui le violait, mais en même temps, cet homme devint aussi l'homme qui lui donna l'orgasme le plus puissant de toute sa vie et Bill éjacula partout sur les couvertures sous lui, ainsi que sur sa propre peau et entre les doigts de l'homme.

Kaulitz le pilonna durant quelques allers-retours de plus avant de jouir lui aussi, profondément enfui dans la chaleur de l'androgyne.



Écriture : 15 Avril 2O1O
Publication : 31 Mai 2O11

*♥*♥*♥*
By Guess' ® & Envy*
*♥*♥*♥*



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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o2   ... ...

Tags : The Music Industry - Bael ®

... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o3 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o3   ... ...



Bill fronça les sourcils et posa une main sur ses yeux gonflés de sommeil quand le soleil se mit à les agresser. Il se tourna sur le côté et colla son front au torse chaud du corps à côté du sien, collant son nez froid et sa bouche gonflée de baisers contre un pectoral à la peau douce. Il soupira doucement frotta ses lèvres contre la peau chaude pour les apaiser de la sécheresse d'une nuit trop intense.

Bill papillonna des paupières à cette pensée, prenant lentement contact avec la réalité, il réalisa que le pectoral contre lequel son visage était blotti était bien trop musclé pour appartenir à Andreas. Andreas, quel beau salopard celui-là ... L'androgyne se redressa d'un coup et se plia aussitôt en deux. Ses cuisses, son dos, ses reins, sa nuque et surtout, son endroit le plus intime étaient si douloureux qu'il était déjà sûr de ne pas pouvoir se lever. S'écarter de la personne couchée à côté de lui lui coûta un effort surhumain, mais au bout d'une bonne dizaine de minutes, il se trouvait de l'autre côté du matelas, enroulé dans une épaisse couverture, mais incapable de se rendormir dû à la douleur.

« Merde, putain ... » Souffla-t-il, à présent bien réveillé.

La personne à côté de lui remua un peu et Bill se figea. Peut-être que s'il faisait semblant de dormir, Kaulitz partirait sans lui adresser la parole ... Une main glissa le long du matelas et s'empara de sa hanche avant de le tirer en arrière vers le centre du lit. Bill se mordit la lèvre, mais le regretta immédiatement, elle étaient sèches et il venait de faire couler quelques gouttes de sang.

« Hey ... » Dit une voix rauque et encore endormie.

Bill ne répondit pas, mais fronça les sourcils et ferma les yeux. Que lui prenait-il à ce Kaulitz ? Les lunatiques, ce n'était pas vraiment le genre de Bill ... La main sur sa hanche passa sur son ventre et commença à caresser sa peau du bout des doigts, ce qui lui fit contracter les muscles et Bill gémit de douleur.

« He, ça va ? »

Kaulitz se redressa sur un coude pour voir son visage et Bill tourna à peine la tête pour lui jeter un coup d'½il.

« Oh oui, je vais bien. » Siffla-t-il ironiquement.

Le producteur soupira avant de se recoucher tout contre lui, embrassant tendrement sa nuque, Bill fit une moue de dégoût.

« Qu'est-ce qu'il y a ? »
« Il y a que tu m'as baisé tellement fort hier que je suis sûr de ne pas pouvoir me lever aujourd'hui, voilà ce qu'il y a ... »
Marmonna Bill.

Le producteur ricana contre la peau de sa nuque avant de l'embrasser doucement, puis il glissa son nez dans le creux du cou de Bill et inhala avant que l'androgyne ne sente ses paupières papillonner contre sa peau. Il ne bougea pas d'un poil et n'osa même pas prendre le risque d'exhaler trop fort, ça lui semblait dangereux soudainement ...

« Toi et moi allons conclure un marché. »

Là, Bill ne retint pas son soupire.

« C'est-à-dire ? »
« Mm, si tu comportes bien et que tu fais ce que je te demande, je laisse Andreas accéder à la gloire qu'il rêve tellement d'avoir. »
« Je m'en fous, je préfère me sortir de ce merdier que de le laisser vivre sa petite vie de star bien tranquillement alors que je serais ici en train de me faire briser en deux. »
Grogna l'androgyne méchamment. « C'est pas un marché ça ... »
« Très bien, j'ai mieux : si tu ne te comportes pas comme je le veux, je te tue. »


Bill se figea alors que son c½ur se mit à battre la chamade.

« Est-ce un marché plus intéressant pour toi ? »

L'androgyne se pinça les lèvres avant de se forcer à s'asseoir, difficilement.

« Suis-je obligé de répondre ? » Demanda-t-il de façon rhétorique tout en se levant.

Il serra les dents et y parvint à la seconde tentative.

« He bien, tu peux quand même te lever. » Constata le producteur d'un ton amusé.

Quand Bill se retourna vers lui, l'homme se léchait le piercing qu'il arborait au labret. Les yeux de l'androgyne se plissèrent.

« N'y pensez même pas, Kaulitz ! » Tonna-t-il.

L'homme éclata de rire alors que Bill avançait péniblement vers la salle de bain.

« Au fait, » Dit-il alors que Bill allait refermer la porte. « Appelle-moi Tom. »

L'androgyne leva les yeux au ciel et claqua la porte avant de s'assurer qu'elle était bien verrouillée. Pas question de se faire surprendre sous la douche ...



. . .

Tom venait de l'appeler pour prendre le petit-déjeuner en sa compagnie. Bill s'était recouché après avoir pris sa douche, incapable de rester debout plus longtemps, et quand il était revenu dans la chambre, Tom n'y était plus.

L'androgyne se leva péniblement et suivit l'odeur de nourriture qui rôdait dans le couloir, arrivant dans la cuisine, là où le producteur l'attendait une tasse de café noir à la main et son portable dans l'autre. Kaulitz était au téléphone et vu la tête qu'il faisait, Bill trouva judicieux de faire profil bas.

Il s'installa devant l'une des deux assiettes devant la table et tenta de trouver une position un peu plus confortable en attendant que Tom ai passé son coup de fil. Quand leurs regards se croisèrent quelques minutes plus tard, l'homme articula un simple « mange » et Bill cligna une fois des yeux dans sa direction avant de se servir abondement et de commencer à manger.

Bill étudia le profil de l'homme tout en mâchant un croissant. Qu'est-ce qu'il lui voulait ? Et pourquoi lui avait-il dit qu'il le tuerait s'il se comportait mal ? Bill fronça les sourcils et soudainement, il baissa les yeux vers la nourriture dans son assiette et devint suspicieux. Ses yeux se plissèrent et il releva la tête vers Tom au moment même où celui-ci raccrochait, se dirigeant ensuite vers la table pour s'asseoir à ses côtés.

« J'imagine que tu attends des explications. »

L'androgyne ne lui répondit pas, mais lui lança un regard valant mille mots. Tom posa sa tasse sur la table et s'appuya confortablement contre le dossier de la chaise.

« J'ai besoin qu'on me laisse un peu tranquille à propos de ma vie sexuelle, donc, mon agent a pensé bon que je prenne un amant. Et j'ai décidé que j'avais envie que ce soit toi. »
« Donc je suis là pour faire office de gentil second mâle ? »
« C'est à peu près ça, oui. »
« Mon Dieu, vous savez qu'il existe des sociétés d'escorte pour ce genre de besoins ? Vous n'êtes pas obligé de kidnapper des gens ... »
« Tu sembles blessé par la situation. »
« À peine ! »
S'écria Bill. « Le jour où un homme viendra vous enlever, vous séquestrera chez lui et vous violera, on en reparlera, MONSIEUR KAULITZ ! »

Le producteur attrapa la main que Bill avait crispée sur la nappe et le força à cesser de froisser le tissu avant d'entremêler leurs doigts et de sourire.

« Mais tu étais parfaitement consentant. » Dit-il d'un ton tout à fait calme, Bill faillit vomir.
« Vous avez un de ces culots ... »

L'homme lui caressa les phalanges et la main de Bill trembla de rage. Ou peut-être parce que la caresse était agréable ...

« Si je ne suis là que pour figurer, ça ne doit se faire qu'à l'extérieur de la maison, donc nous n'avons pas besoin de dormir dans le même lit ou de coucher ensemble, si on peut appeler ce qu'on a fait cette nuit coucher ensemble. »

L'homme leva brusquement un sourcil et se releva, tordant brusquement l'un des poignets de Bill en se penchant au-dessus de la table. Il se dégagea de la table et de sa chaise avant de s'approcher de la chaise de Bill et de s'emparer d'une de ses hanches, écartant ses genoux d'un coup d'un des siens. Sa bouche se plaça à l'oreille d'un Bill au c½ur battant la chamade et il lui suça le lobe de l'oreille.

« Tu sais, ce n'est pas comme si je n'avais pas la force physique de te prendre là, tout de suite, où pendant que tu prends ta douche ou que tu te reposes sur le canapé où dans le lit. Ce n'est pas comme si je n'étais pas capable de te briser un poignet rien qu'en le serrant un peu plus, Bill ... »
« M-mais ... qu'est-ce que vous voulez à la fin ?! »
« Que tu te comportes bien Bill, c'est tout ce que je te demande. »


Il le lâcha aussi brusquement qu'il s'était emparé de lui et se rassit à sa place, un air dur sur le visage.

« Alors, est-ce que tu vas bien te comporter ? »

Bill haussa un sourcil narquois et releva le menton avant de boire une gorgée de jus de mangue.

« Si vous vous comportez bien envers moi, je me comporterai bien envers vous aussi. »

Le visage de Tom s'éclaira soudainement.

« Donc, c'est réglé. »

Il attrapa la main de Bill et lui embrassa délicatement les phalanges en le regardant droit dans les yeux.

« Au fait, demain, quand tu iras un peu mieux, nous irons faire les magasins. »

Bill lui lança un regard méfiant et interrogateur, mais baissa rapidement les yeux vers son assiette de peur de devoir encore subir un changement d'humeur.

« J'ai besoin de t'habiller, nous devons nous afficher ensemble et puis, les EMA sont pour bientôt et nous sommes invités. »

Bill eut envie de lui répondre que lui seul était invité, mais il ne releva pas, se contentant uniquement d'attraper une viennoiserie dans l'assiette au milieu de la table.

« Bien. On peut faire ça aujourd'hui si tu préfères. »
« Non, tu peux à peine marcher. »
« Ce n'est pas comme si tu t'en souciais. »


Tom haussa un sourcil et sourit, réaction complètement opposée à celle que Bill attendait et lui aussi haussa un sourcil.

« Tu m'as tutoyé ! » S'exclama le producteur, heureux du changement.

Bill grimaça, mais serra la main de Tom dans la sienne et lui sourit très légèrement.

« Mange et tais-toi. »

L'homme rit et quand il baissa les yeux vers son assiette, le sourire qu'affichait Bill s'effaça.




Écriture : 15 Avril 2O1O
Publication : 17 Novembre 2O11

*♥*♥*♥*
By Bael ® & Envy*
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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o3   ... ...

Tags : The Music Industry - Bael ®

... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o4 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o4   ... ...



La nuit avait été bizarrement calme, ce qui avait soulagé l'esprit et le corps tourmentés de Bill. Il avait ouvert les yeux à l'aube et n'avait été que peu surpris de trouver Tom collé à son dos, le visage dans son cou et un bras autour de ses hanches, oh, et bien sûr, une érection matinale qui lui donna envie de vomir pressée dans le bas de son dos.

Il se leva le plus délicatement possible, espérant ainsi ne pas réveiller son « petit ami ». Il se posta devant les rideaux clos et les entrouvrit très légèrement, juste assez pour jeter un ½il dehors. Il n'avait jamais fait attention à la vue qu'il pouvait avoir de cette chambre. Après tout, il n'avait jamais passé que deux nuits à la villa, et ce n'était pas vraiment comme s'il avait eu le temps la veille d'admirer la vue. Il soupira silencieusement et regarda le soleil se lever pendant encore quelques minutes avant d'entendre Tom remuer dans les draps.

Son c½ur fit un bond en se rappelant que l'homme avait une érection matinale. Il déglutit et eut vite fait de fuir dans la salle de bain s'assurant ensuite que la porte soit verrouillée. Il prit sa douche et prit le risque de sortir de la salle de bain uniquement vêtu d'une grande serviette enroulée autour de lui du haut de son torse à ses genoux et il se dirigea vers le dressing sans jeter un coup d'½il au lit. Et pourtant, du coin de l'½il, il pu voir Tom le regarder de haut en bas, un sourire en coin aux lèvres.

« Qu'est-ce que je peux mettre ? » Demanda-t-il toujours sans le regarder.

Le producteur se leva, un simple caleçon cachant ses parties intimes et il se glissa dans le dos de Bill, passant ses bras autour de lui et lui embrassant la jointure du cou et l'épaule alors que Bill se tendait. Tom le serra un peu plus contre lui avant de lever les yeux vers les différentes tringles encastrées dans les murs et tiroirs au contenu divers.

« Mmm ... » Gémit-il en frottant son nez à l'endroit qu'il venait d'embrasser, les mains de Bill serrèrent un peu plus la serviette autour de lui.

Tom s'avança vers l'une des tringles presque vides et s'empara d'une housse, jetant un coup d'½il dedans avant de la tendre à Bill.

« Ça, ça devrait être bien pour aujourd'hui. Tu as déjà mis des bottes à talons ? »
« Euh ... oui. »
Dit Bill en rougissant, se rappelant soudainement des fameuses bottes et de pourquoi il les avait portées.
« Bien. Je vais essayer de retrouver les chaussures que je veux que tu portes, vas t'habiller. »

Bill acquiesça silencieusement et se précipita dans la salle de bain, la housse à la main. Il eut vite fait de commencer à s'habiller et quand Tom toqua à la porte une bonne demi-heure plus tard, Bill lui ouvrit, complètement habillé, mais pas encore coiffé, ni maquillé.

« Tiens. » Dit Tom en lui tendant une paire de bottes grises à talons compensés. « Mets ça. »

Bill s'avança vers le lit et s'assit dessus avant d'enfiler lesdites bottes. Tom se baissa pour arranger son pantalon au-dessus et l'aida ensuite à se relever.

« La maquilleuse et la coiffeuse sont en bas, elles t'attendent. »

Bill haussa un sourcil, mais suivit le producteur sans faire de commentaire et une autre demi-heure plus tard, Bill était maquillé, coiffé et habillé à la perfection.

Les deux hommes déjeunèrent alors que Tom ne cessait de passer des coups de fil et que Bill regardait distraitement tous les objets possibles de la maison pour éviter le regard désireux de l'homme assis à ses côtés.

Quand ils eurent fini, Tom raccrocha et se leva, Bill fit de même après s'être essuyé la bouche et jeta au producteur un regard interrogateur, l'homme sourit et passa un bras autour de ses hanches pour l'entraîner vers ce que Bill allait apprendre à reconnaître comme le garage.

« Oh, j'ai failli oublié. » S'exclama-t-il en se dirigeant vers une porte au bout du long couloir parcourant le rez-de-chaussée de la maison. « Tiens. » Dit-il en tendant une besace à Bill. « Tes affaires sont dedans. »

Bill fronça les sourcils, ne reconnaissant pas le sac, mais quand il jeta un coup d'½il à l'intérieur, c'était bel et bien ses affaires qui s'y trouvaient. Il soupira silencieusement et attrapa son beurre de cacao, enduisant abondement ses lèvres sèches à l'aide du petit stick alors que Tom le regardait faire d'un air intéressé. Ils se rendirent ensuite dans le garage et Tom monta dans une grosse Cadillac noire, incitant Bill à faire de même.

L'androgyne serra les dents et s'exécuta sans discuter, malgré qu'il aurait apprécié pouvoir refuser. Le trajet fut court et silencieux et quand Tom posa une main sur la cuisse de Bill, en caressant l'intérieur du pouce, l'androgyne se pinça les lèvres et tenta de détendre ses muscles, sans succès.

Ils descendirent de la voiture et Bill écarquilla les yeux en voyant où ils se trouvaient : c'était ce magasin où il n'osait même pas entrer tellement ça lui semblait cher. Les prix n'étaient même pas affichés en vitrine bon sang !

Il déglutit et baissa les yeux, attrapant à contrecoeur la main que Tom lui tendait et il laissa le producteur emmêler leurs doigts avant d'entrer dans le magasin.

« Tu peux prendre tout ce qui te plaît. »
« Tout ce qui me plaît ? »
Demanda Bill pour être sûr d'avoir bien entendu.

Il n'était pas sûr, la situation était plutôt bizarre, il s'était plus attendu à devoir se tenir immobile, debout quelque part alors que Tom choisissait des vêtements pour lui. Il fronça doucement les sourcils alors que le producteur hochait de la tête.

« J'ai du travail, donc je vais m'asseoir là, dans le coin et toi, tu cours partout comme si tu étais super content d'être là et te refais une garde-robe complète. »

Il fit un léger signe du menton vers un fauteuil installé dans un coin et quand il s'empara de la veste et du sac de Bill, s'éloignant ensuite, l'androgyne se figea au beau milieu de l'énorme hall en marbre. Tom se retourna vers lui.

« Allez Bill, on n'a pas toute la journée ! » Tonna-t-il.

Bill sursauta et se rua sur le rayon le plus proche de lui pour jeter un coup d'½il sur les vêtements qui y pendaient. Très vite, il se retrouva à tenir quelques dessus d'un bras et une magnifique paire de bottes de l'autre. Tom sourit en voyant la moue concentrée qui ornait le visage de l'androgyne. Il pencha légèrement la tête sur le côté et l'observa toucher des vêtements, les poser sur son torse devant un miroir ou sourire gentiment quand une vendeuse vint lui demander s'il avait besoin qu'elle le débarrasse.

Le producteur sourit un peu plus quand le regard de Bill s'illumina quand il posa les yeux sur une superbe veste de costume coupée à la perfection pour un corps mince comme le sien.

« Il a du goût ce petit ... » Souffla-t-il en le fixant avidement.

Il avait bien fait de choisir Bill, il en était sûr ...


. . .

« On Mon Dieu ... »
« Qu'est-ce qu'il y a ? Pourquoi est-ce tu te tiens comme ça ? Allez, redresse-toi ! On est en public. »


Bill et Tom venaient de passer toute la matinée dans le même magasin et à présent qu'il était pratiquement 13h, les vendeuses commençaient à empiler tous les achats de Bill dans le coffre de la grosse Cadillac noire.

« Je suis gêné ... » Murmura Bill, les joues plus rouges que jamais.
« Et pourquoi ça ? » Demanda Tom d'un ton détaché.

Il sortit ses lunettes de soleil et les enfila rapidement, s'allumant ensuite une cigarette avant de passer un bras autour des hanches de l'androgyne.

« Tout ça ... C-c'est ... Vraiment beaucoup. »
« Non, c'est juste assez. Tu dois être bien habillé tu sais, c'est important dans ce genre de milieu. »
« Mm. »


Bill continua à observer les vendeuses faire encore et encore des allers-retours entre la caisse et le coffre de la Cadillac et quand enfin, l'une d'entre elles le ferma, Tom se redressa, quittant son appui contre le mur et se dirigea vers sa voiture, entraînant Bill grâce au bras sur ses hanches.

« Mesdemoiselles, merci. »
« À bientôt Monsieur Kaulitz ! »


Les portières claquèrent et Tom démarra sans plus attendre.

« On va manger et puis on rentre, j'ai encore du travail et toi, tu vas devoir ranger tout ça. » Dit-il, un sourire malicieux au coin des lèvres tout en s'engageant sur la route principale.

Bill hocha une fois de la tête, puis baissa les yeux vers ses genoux. Qu'est-ce qu'il était gêné d'avoir tant dépensé !


. . .

Trois jours plus tard, Tom se pavanait aux EMA, Bill dans un superbe ensemble Jean Paul Gautier au bras et les critiques furent plus que positives. On aimait les yeux profonds de Bill, son sens de la mode, son maquillage smocky, ses bottes à talons. On disait surtout que Tom et lui formait un beau couple, visiblement amoureux et aux yeux de ce premier, la plausibilité de leur couple était la seule chose qui comptait ...



Écriture : 16, 17 & 2O Avril 2O1O
Publication : O1 Décembre 2O11

*♥*♥*♥*
By Bael ® & Envy*
*♥*♥*♥*



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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o4   ... ...

Tags : The Music Industry - Bael ®

... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o5 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o5   ... ...



« Bill ! On y va ! »
« J'arrive, j'arrive ... »
Grommela un androgyne de très mauvaise humeur.

Il quitta la chambre d'un pas pressé et descendit la longue volée de marches qui le séparait du rez-de-chaussée de la maison.

« Mm, tes habits, c'est bien comme ça. »

Bill hocha une fois de la tête et suivit Tom dans le garage sans dire un mot. Moins il lui parlait, mieux il se portait. La porte du garage fut rapidement ouverte et ils quittèrent la propriété quelques secondes plus tard alors qu'un lourd silence s'installait déjà dans l'habitacle de la Cadillac.

« J'aimerais que tu arrêtes de m'ignorer. »
« Et moi, il y a bien des choses que j'aimerais, mais que tu ne veux pas me donner, ou plus précisément, me rendre. »


L'androgyne croisa hostilement les bras sur son torse fin et tourna la tête vers la vitre fumée de la portière passager alors que le tressé soupirait lourdement.

« Arrête avec ça ... »
« Non, toi, arrête avec ça ! Pourquoi est-ce que tu ne me laisses pas partir maintenant ?!! »


Plus d'un an était passé depuis que la carrière d'Andreas avait décollé comme une fusée et à présent, il était même connu aux Etats-Unis, mais plus sous le label de Tom. Alors Bill voulait sa liberté, quoi de plus normal après tout ?

« Je t'ai dit pourquoi ; je veux qu'on me laisse tranquille et tu es la meilleure excuse qu'il soit. »

Bill s'esclaffa ironiquement et tourna la tête vers lui.

« Arrête ça, tu pourrais très bien te trouver quelqu'un d'autre. On n'est pas obligé de continuer comme ça, c'est toi qui en as envie, c'est tout. »

Le producteur resta silencieux pendant quelques secondes.

« Oui, c'est vrai. Je trouve ça plutôt bien que tu sois à la maison quand je rentre et que tu fasses ce que je te demande quand je te le demande. »

Bill serra les dents.

« Tu n'as pas assez d'employés à ta botte dans ton entreprise ? Au cas où tu ne le saurais pas, j'avais une vie avant que tu ne décides de me séquestrer chez toi ! »
« Et qu'est-ce que tu faisais ? »


En à peine un instant, toute la colère qui habitait le corps de Bill disparut et son regard se fit lointain alors qu'il se laissait aller contre le cuir confortable du siège.

« J'étais danseur ... » Lâcha-t-il dans un souffle.

Tom lui jeta un rapide coup d'½il avant d'à nouveau porter son attention sur la route. Peut-être pouvait-il faire quelque chose à ce sujet-là ...



. . .

La soirée battait son plein.
Encore une fois, c'était une fête que la société de Tom avait organisée pour une bien sombre raison aux yeux de Bill, mais après autant de temps, il ne faisait plus vraiment attention à ce genre de choses. Il était d'ailleurs un peu perdu dans ses pensées en cet instant, observant distraitement les invités présents. Son regard ne changea pas, pas avant qu'il n'aperçoive une tête blonde peroxydé dont les yeux le fixaient intensément. Bill fronça les sourcils et recula d'un pas, poussant doucement Tom qui se tenait dans son dos. L'homme ne lui jeta même pas un regard ; il se contenta de passer un bras autour de ses hanches et de continuer sa discussion avec les hommes qui se tenaient à ses côtés. Ou du moins c'est ce qu'il fit jusqu'à ce qu'il ne sente Bill se laisser tomber contre lui, soudainement pris d'un vertige. Il porta alors immédiatement son attention sur lui et l'aida à se tenir debout, un regard inquiet sur le visage.

« Bill ? » Le questionna-t-il doucement. « Quelque chose ne va pas ? »

L'androgyne s'accrocha fermement à la manche de sa chemise avant de tourner la tête vers lui, un air perdu sur le visage.

« Andreas est là. » Souffla-t-il au bout de quelques secondes.

Tom fronça à son tour les sourcils et releva le visage, scannant rapidement la foule à la recherche du visage du jeune artiste qu'il avait signé presque deux ans plus tôt. Quand leurs regards se croisèrent, son visage se ferma et ses yeux se firent durs.

« Allons nous asseoir un peu plus loin. »

Bill, encore un peu secoué de revoir son ex-petit ami, accepta et se laissa docilement entraîner vers les canapés confortables qui se trouvaient dans le fond de la pièce.

« Tu veux un peu d'eau peut-être ? » Demanda Tom en retirant la flutte de Champagne pleine des mains de Bill.

L'androgyne hocha doucement de la tête et attendit qu'un verre ne lui soit présenté pour en boire quelques petites gorgées précautionneusement. Il posa ensuite le verre sur la table en verre devant lui et accepta le bras de Tom sur ses épaules ainsi que la légère traction qui l'incita à s'appuyer contre le corps du producteur.

Savoir qu'Andreas était dans la même pièce que lui lui donnait mal à la tête. Pourquoi était-il là ? Que voulait-il ? Après l'avoir si lâchement « vendu » à un autre, il avait tout de même beaucoup de culot de revenir ici, à Berlin, et d'oser le regarder droit dans les yeux comme si rien de tout cela ne s'était passé. Bill battit lentement des paupières et releva légèrement la tête, se retrouvant face à face avec Tom. Il avança doucement son visage vers le sien et posa ses lèvres sur les siennes, utilisant le seul moyen qu'il avait pour lui dire qu'il ne se sentait pas bien. Tom resserra instinctivement ses bras autour de lui et appuya un peu plus ses lèvres contre les siennes, posant une main sur sa joue pour la lui caresser légèrement.

« Je veux rentrer. » Souffla soudainement l'androgyne. « Je veux rentrer. » Répéta-t-il dans ce qui ressemblait à un sanglot étouffé.

Tom amena la tête du brun dans son cou et l'y logea fermement, caressant ses longs cheveux d'un geste affectueux, mais préoccupé.

« Dans dix minutes Mon C½ur, je te promets qu'on part dans dix minutes. »

Bill hocha une fois de la tête dans son cou avant de relever le visage pour le placer en face du sien et de l'embrasser à nouveau, les yeux brillants de larmes. Tom répondit à son baiser et ramena ensuite l'androgyne tout contre lui avant de tourner la tête vers l'un de ses collaborateurs, lui lançant un petit sourire désolé en prétextant que Bill ne se sentait pas très bien et qu'ils n'allaient donc pas tarder à partir.

L'androgyne était encore collé au flanc du producteur quand Andreas réussit à fendre la foule pour les rejoindre devant les canapés. Il s'éclaircit la gorge plutôt bruyamment, attirant ainsi l'attention du jeune couple en face de lui. Bill se pinça les lèvres et parcourut rapidement son visage du regard avant de baisser les yeux sur la main de Tom, posée près de sa cuisse. Il l'attrapa et la serra dans la sienne, Andreas serra les dents et le tressé haussa brutalement un sourcil.

« Tiens, mais ne serait-ce pas Andreas ? Que puis-je pour toi ? »

Le blond resta silencieux pendant quelques minutes avant de faire encore un pas en avant.

« Je voudrais parler avec Bill. »
« Je ne pense pas qu'il en ait spécialement envie. »
Répondit Tom du tac au tac.

L'androgyne soupira lourdement et leva des yeux fatigués vers lui.

« Que veux-tu Andreas ? » Demanda-t-il d'une voix lasse.
« J'aimerais te parler en privé. »
« Tout ce que tu as à dire, tu peux le dire devant Tom. Je n'ai rien à lui cacher. »


Andreas serra les poings avant d'attraper brusquement le bras de Bill et de le traîner vers l'avant du bâtiment. L'androgyne tourna des yeux affolés vers le producteur. Tom n'hésita pas une seule seconde ; il se leva et en quelques grandes enjambés à peine, eut rattrapé Bill et l'attira précautionneusement à lui avant d'arracher son bras de la poigne trop forte du blond en face d'eux. Bill se colla à lui et le tressé passa ses bras dans son dos, le collant contre son torse.

« Il ne veut pas te parler. » Siffla-t-il. « Sors d'ici. Tu n'as pas été invité à ce que je sache. »

Andreas et Tom se fixèrent en silence pendant plusieurs minutes, tous les invités autour d'eux observant la scène en silence eux aussi. Puis le blond fit un pas en avant et Bill recula, se glissant derrière Tom.

« Je veux Bill, et je l'aurai. » Dit-il avant de tourner les talons et de quitter la pièce, laissant derrière lui un androgyne complètement désemparé et un producteur fulminant.




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Rien que pour vous !
Bonne lecture :)

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Écriture : o8 Juillet 2O1O
Publication : o2 Janvier 2O14

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By Bael ® & Envy*
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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o5   ... ...

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... ... ***** « The Music Industry » ... Chapitre o6 ... ... 29/08/2010

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... ... ***** « The Music Industry »  ...  Chapitre o6   ... ...


 

1O Jours plus tard ...

Depuis la visite impromptue d'Andreas, une certaine tension en quelque sorte malsaine et à la fois salvatrice régnait entre Bill et Tom. Et plus le temps passait, plus elle s'accumulait.

Le jeune producteur faisait tout pour la faire disparaître, proposant sortie sur sortie et autres activités divertissantes à son compagnon, mais de son côté, l'androgyne ne faisait aucun effort. Il restait cloîtré dans leur chambre, grognon et acide à souhait.

Ce n'est que dix jours plus tard, épuisé d'une trop longue semaine que Tom revint plus tôt que prévu ce vendredi-là, soupirant déjà lourdement rien qu'en pensant à l'humeur exécrable dans laquelle il allait encore trouver Bill. Sauf que quand il entra, il n'entendit pas l'habituel bruit de la télévision ou de la radio diffusant une quelconque émission en sourdine pendant que l'androgyne cuisinait, ou lisait, ou parcourait le Net. Non, la villa était totalement silencieuse.

Le c½ur de l'homme rata un battement, pendant une nanoseconde, il pensa que Bill avait pris la fuite, qu'il avait profité de cette période un peu difficile pour fuir leurs problèmes et cette vie dont il ne souhaitait toujours pas, même plus d'un an après son commencement. Mais Tom secoua la tête en se mordant doucement la lèvre inférieure. Non, Bill ne lui ferait jamais ça, il n'était pas assez bête que pour tenter de fuir. Il savait pertinemment que Tom le rattraperait en un instant. Il lui suffirait d'un claquement des doigts et d'un seul mot pour savoir où il se trouvait.

Le tressé gravit les marches menant au premier étage en ouvrant les premiers boutons de sa chemise, puis se dirigea sans plus attendre vers la salle de bain. Le brun prenait sûrement un bain, c'était pour ça qu'il n'y avait pas de bruit dans la maison. Oui, il avait du s'endormir dans l'eau chaude ... Sauf que quand Tom poussa la porte de la salle d'eau, il constata rapidement que cette pièce était elle aussi vide, tout comme toutes celles du rez-de-chaussée avant elle.

Ses sourcils se froncèrent durement et il eut vite fait de refermer la porte et de se diriger à grands pas vers leur chambre à coucher. Il en ouvrit la porte à la volée, s'attendant à découvrir une pièce vide, cet imbécile de Bill l'avait donc fui !, mais quand ses yeux déjà furieux se posèrent sur le grand lit trônant fièrement contre le mur de gauche de la pièce, son esprit s'apaisa immédiatement. Bill dormait simplement. Il devait être fatigué par toutes ces émotions incessantes et toutes les choses auxquelles il avait du faire face récemment. Tom sourit légèrement et soupira de soulagement avant de s'approcher du lit, s'asseyant au bord de celui-ci avant de se pencher au-dessus du corps roulé en boule de Bill.

Son léger sourire s'estompa quand il vit le visage de Bill, pâle comme la mort et suant à grosses gouttes. Il posa une main fraîche sur son front et les traits de l'androgyne se détendirent quasi immédiatement. Il était brûlant.

« Bill ? » L'appela-t-il doucement en repoussant ses cheveux humides de sur son front. « Bill, réveille-toi. »

Le brun papillonna des paupières au bout de quelques secondes et son regard vitreux finit d'affoler le producteur.

« Tom ? » L'appela-t-il, encore à moitié endormi.
« Comment est-ce que tu te sens ? Tu as l'air malade ... »
« Mm. » Gémit-il d'une voix rauque et cassée. « Je suis comme ça depuis ce matin, je crois que j'ai de la fièvre ... » Avoua-t-il à contrecoeur.

Tom se mordit la lèvre avant de poser sa bouche sur le front de Bill.

« J'appelle le médecin, ne bouge pas. »
« Mm. »

Les yeux brillants de fièvre du brun le suivirent une seconde alors qu'il se levait, puis Bill referma les yeux et Tom quitta la pièce à la hâte.

« Gustav, il faut absolument que tu viennes à la maison, maintenant. »

. . .

« Depuis quand est-il dans cet état ? »
« J-je ne sais pas ! Je suis rentré vers 15h3O et il était couché. Il avait déjà l'air mal en point ce matin, mais je me suis simplement dit qu'il avait du passer une mauvaise nuit, je n'y ai pas vraiment fait attention ... »
Souffla Tom en se frottant le visage à l'aide de ses deux mains.

Son ami Gustav, qui se trouvait aussi être son médecin de famille, et lui, étaient assis à la table de la cuisine. L'homme était arrivé une bonne demi-heure plus tôt et avait consciencieusement ausculté Bill avant de prendre Tom à part. Le médecin soupira en prenant quelques notes.

« Il faut l'emmener à l'hôpital. J'ai une vague idée de ce qui lui arrive, mais il faut absolument faire des examens plus approfondis avant que je ne pose mon diagnostic. »

Tom se leva d'un bond et hocha fermement de la tête.

« Allons-y. »

. . .

« On attend les résultats d'examens. »

Bill hocha faiblement de la tête avant de déglutir, puis de battre des paupières en direction de Tom. Il se laissa docilement embrasser le front, puis le dos de la main avant de refermer les yeux.

Attendre. Attendre était la seule chose qu'ils pouvaient faire pour le moment.

En ouvrant légèrement un ½il, Bill tomba sur le visage aux traits tendus de Tom, il était inquiet. Sincèrement inquiet. Et pas juste un petit peu, mais plutôt beaucoup. Ça flatta Bill de voir qu'il avait tout de même réussi à adoucir considérablement la sale brute insensible qu'avait été Tom en à peine un an. Oh, il était toujours insensible parfois, et même impitoyable au travail, mais avec Bill, depuis qu'Andreas avait repointé le bout de son nez, ça allait vraiment, vraiment beaucoup mieux ...

La porte s'ouvrit sur Gustav, accompagnant un autre médecin dont le badge collé sur sa blouse blanche indiquait « Dr J. Haufden. Gynécologue ». Tom fronça les sourcils.

« Messieurs Kaulitz et Trümper. Bonjour, je suis le Docteur Haufden. »

Tom le fixa sans dire un mot, se contentant d'hocher une fois sèchement de la tête alors que Bill ouvrit simplement les yeux et lui offrit un très, très maigre sourire.

Gustav referma la porte derrière lui et le producteur lui jeta un regard sérieux et interrogateur à la fois. L'homme se contenta de se pincer les lèvres et de faire un léger signe de menton vers l'autre homme de santé. Tom détourna les yeux et les posa sur ledit homme, lui accordant toute son attention.

« Messieurs, j'ai une nouvelle plutôt ... bouleversante à vous annoncer. »

Bill serra la main du tressé. Cette phrase n'annonçait jamais rien de bon ...

« Au vu des résultats des différents examens, qui, je dois le préciser, ont été répétés plusieurs fois pour être sûr que les résultats ne soient pas faussés, le Docteur Schäfer et moi-même avons constaté que ... quelque chose s'était produit dans le corps de Monsieur Trümper. »

Tom se mit à fulminer. Bill était clairement en train de paniquer et l'homme leur sortait une tirade de six heures de long pour leur annoncer les résultats.

« Docteur, » L'interrompit le producteur. « pouvez-vous juste ... nous donner les résultats s'il vous plait ? »

L'homme baissa les yeux quelques secondes sur les fiches qu'il tenait dans ses mains avant de hocher rapidement de la tête.

« Oui, bien sûr ... »

Il s'éclaircit brièvement la gorge et jeta un petit regard derrière son épaule, en direction de Gustav, avant d'à nouveau se tourner vers le jeune couple en face de lui.

« Monsieur Trümper ... attend un enfant. »

Les deux jeunes hommes restèrent comme abasourdi pendant quelques secondes avant que Tom ne se reprenne, clignant des yeux plusieurs fois et ouvrant la bouche en vain quelques fois avant de prendre la parole.

« Mais pourquoi cette fièvre alors ? Pourquoi ces maux de ventre ? Pourquoi n'y a–t-il pas eu de symptômes ? »

Le médecin baissa les yeux et tout son visage s'affaissa, comme si la nouvelle qu'il allait annoncer lui faisait autant de mal qu'elle n'allait en faire au jeune couple devant lui.

« Monsieur Trümper fait un déni de grossesse, et son corps est en train de lutter pour expulser le f½tus. Il y a ... Il y a de fortes chances qu'il fasse une fausse couche sous peu ... » Avoua-t-il pratiquement à voix basse.

Après une bonne dizaine de secondes de silence, Bill se mit à sangloter de façon incontrôlable et Tom se pencha sur lui pour le réconforter du mieux qu'il le pouvait. Mais que pouvait-il faire face à la Nature ? Si cet enfant n'était pas destiné à naître et si Bill ne se battait pas, il ne naîtrait pas ...





Écriture : 17 Mai 2O11
Publication : 28 Janvier 2O14

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Voilà voilà :)






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